Stéphanie PLA

ActualitésQuand je m’habille, je ne cherche pas à disparaître.

Quand je m’habille, je ne cherche pas à disparaître.

Cher lecteur, chère lectrice,

Ceux qui me connaissent savent que je suis ronde. Adolescente, j’ai oscillé entre l’envie de cacher mon corps sous des vêtements amples et celle d’assumer pleinement mes formes avec des tenues ajustées. Pendant longtemps, je me suis demandée si je m’habillais pour moi ou pour répondre aux attentes des autres. Et puis, un jour, j’ai compris que mes vêtements n’étaient pas là pour me faire disparaître, mais pour me permettre d’exister, pleinement et avec confiance.

Parce que s’habiller, ce n’est jamais anodin. C’est un dialogue entre soi et le monde, un langage silencieux qui en dit long sur ce que l’on ressent, sur ce que l’on veut montrer, et parfois même sur ce que l’on cherche à cacher.

Se vêtir, un langage inconscient

S’habiller n’est jamais neutre. C’est un acte profondément psychologique, un équilibre subtil entre ce que je ressens, ce que je veux exprimer et ce que je veux dissimuler. Nos vêtements sont une extension de notre monde intérieur, un reflet de nos humeurs, de nos aspirations et parfois de nos blessures.

Il y a ceux qui s’habillent en noir, non pas par goût du sombre, mais parce qu’ils veulent se fondre, éviter d’attirer l’attention. D’autres privilégient les couleurs vives, cherchant inconsciemment à exister aux yeux des autres, comme pour dire : Regarde-moi, je suis là !

Et puis, il y a ce paradoxe : parfois, vouloir disparaître, c’est justement être vu autrement. Le silence d’une tenue effacée crie une douleur invisible. L’extravagance d’un vêtement trop voyant masque une fragilité qu’on ne veut pas exposer.

Quand le vêtement devient une armure

Nos vêtements sont parfois des armures. Une veste bien coupée pour masquer une vulnérabilité intérieure. Un jean ample pour ne pas sentir le regard peser sur le corps. Un pull doux pour retrouver une sensation de sécurité.

S’habiller, c’est choisir comment on va affronter la journée, quel rôle on va jouer dans la scène du quotidien. Il y a une cohérence émotionnelle entre l’état intérieur et l’habit que l’on enfile.

Ce matin, peut-être ai-je mis cette robe fluide parce que j’avais besoin de légèreté. Peut-être ai-je opté pour ce blazer structuré parce que j’ai un rendez-vous important et que j’ai besoin de me sentir ancrée.

Mais quoi qu’il en soit, quand je m’habille, je ne cherche pas à disparaître.

Exister dans son propre regard

Là où réside la vraie question, ce n’est pas tant dans le regard des autres, mais dans le mien. Quand je m’habille, est-ce pour répondre à une attente extérieure, pour me conformer, pour éviter d’être jugée ? Ou est-ce pour honorer celle que je suis aujourd’hui ?

Porter des vêtements, c’est se donner une place. C’est affirmer son droit à occuper l’espace, à se montrer tel que l’on est, ou du moins, tel que l’on a envie d’être aujourd’hui.

Alors demain matin, au moment de choisir vos vêtements, posez-vous cette question :
Est-ce que je m’efface, ou est-ce que je me montre ? Est-ce que je choisis ce vêtement par habitude, ou parce qu’il me ressemble vraiment aujourd’hui ?

Parce qu’au fond, s’habiller, c’est bien plus qu’un acte anodin. C’est une manière de dire au monde (et à soi-même) : je suis là.

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Stéphanie PLA

Psychopraticienne en Hypnose SAJECE et Gestalt Thérapie

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